27 novembre 2008
Journées d'Automne

Un peu de froid.

Des morceaux de vie. Des bouts de ça.

Plusieurs années. Même saison.
24 novembre 2008
Prête à tout
J’ai mis du temps à pouvoir raisonner sereinement. Cela fait un peu plus d’une semaine que j’ai officiellement arrêté les cours. Et depuis, j’ai l’impression de m’être retrouvé. Je n’ai plus envie de pleurer pour un rien, tout le temps. La sensation de déprime, de peur qui m’habite a quasiment disparu. Je respire de nouveau.
Mais j’ai bien cru que c’en était fini de moi.
Je reste néanmoins inscrite à l’école et au concours de sortie. Je mets dit que je ne veux pas me retrouver totalement sans rien, garder un ancrage, au cas où cela me conviendrait (même si j’en doute) et pour avoir la possibilité de se retourner si jamais il y a un besoin urgent.
Les recherches de jobs alimentaires ont commencé et pour le moment aucune réponse. On s’en doute, sans expérience c’est pas gagné. Je pense que si d’ici deux mois, la situation est toujours la même, je vais devoir retourner chez mes parents… l’argent pour le loyer se sera définitivement envolé, si y a pas de rentrée.
Pour le moment, ce n’est pas ma priorité. L’important, c’est de trouver le truc qui va me faire kiffer. Pour y voir plus clair, j’ai commencé un bilan de compétences… c’est très étrange mais rien que la première séance m’a vidé mais fait vachement de bien. Le temps se partage entre entretiens et tests. Les entretiens sont presque comme des séances psy, plus axé sur le côté professionnel mais tout y passe. J’ai versé quelques larmes, j’ai été complètement honnête. J’ai avancé un argument auquel je n’avais pas trop songé. Le job d’instit finalement, ce n’était pas moi qui l’avait choisi. Depuis que je m’occupe d’enfants, j’ai un peu toujours le même retour – très positif – de la part des parents : « vous êtes super pédagogue, institutrice vous irez parfaitement, vous serez très bien ». De fil en aiguille, tous ces compliments sont arrivés aux oreilles de mes parents, ils en ont parlé et l’idée est inconsciemment passée dans mon esprit. Je me suis dit « c’est vrai à près tout, je dois être faite pour ça, tout le monde le dit et je m’en sors pas trop mal avec les gosses ».
Seulement, la réalité a été bien différente. Malgré moi. J’aurais aimé que tout marche comme prévu, que ce métier soit effectivement fait pour moi, que je m’y sente bien. La déception de voir que ça ne me convenait pas a été plutôt dure à encaisser. Je m’étais faite à cette idée, je l’avais ancrée. C’était devenu une base.
Mais c’était une erreur. Je ne voulais pas faire ce métier par dépit, pour les vacances ou la sécurité de l’emploi.
Aujourd’hui, j’ignore ce qui pourrait me convenir mais je me doute que ça va changer.
Bref, je suis plus que satisfaite d’avoir arrêtée cette formation. Pour toutes ces raisons et pour toutes les autres.
Celle qui fait de ce métier et de ces futurs instits, des gens sectaires comme c’est pas permis, sans ouverture, sans connaissance, sans imagination, sans intérêts, sans rien.
De toute façon, quand on s’étonne que je lise le journal et quand on connait pas Romain Duris, on est sur la bonne voie. Tout comme le fait de ne pas répondre aux questions des profs pour ne pas se prendre la honte si la réponse donné est mauvaise. C’est de la citation d’élèves de 23/24/25 ans. On se dit que la maturité n’est pas la qualité première.
L’orthographe non plus, remarque. Ecrire situation avec un « c » ou l’oral avec « e » à la fin, ça présage de bonnes tranches de rire pour les correcteurs.
La sincérité non plus. Dire dans mon dos, à ma copine, la seule fille vraiment intéressante de cette classe, que j’ai arrêté parce que je ne me sentais pas à leur hauteur, c’est top.
[Mode égo on] Je m’en balance. Mais franchement ma cocotte, si tu veux tout savoir, ton manque d’intérêt pour la vie et les gens qui t’entourent te rend pas très futée. D’ailleurs, si tu veux tout savoir, tu penses que je ne suis pas à la hauteur, mais ce que t’ignore, c’est que si je veux, le concours, je peux le présenter sans bosser. Et tu sais quoi, le pire, c’est que je sais que je l’aurais. Alors si tu veux bien fermer ta gueule. Et puis arrêter de soûler les gens avec ton chat trop mignon, ton chéri trop gentil, ton goûter que t’as besoin de prendre à 10h et à 15h et ta grs que tu pratiques depuis 15 ans, ça serait gentil et ça ferait du bien à la planète. [Mode égo off]
Bref, je vais bien. Je me sentais prisonnière, enfermée à moitié dans la boîte du formatage et du surtout-ne-pensez-pas-par-vous-même.
Je me sens libre et soulagée. Je me sens prête à tout, à commencer à autre chose, à définir vraiment ce que je souhaite.
p.s: je vais changer l'apparence du blog, le jaune, ça me sort par les yeux !
20 novembre 2008
Oh mon dieu !
J'ai une vie sociale !!
Suffisamment exceptionnel pour être noté ici ^^
Je vais boire des cafés avec une copine.
Je vais au ciné, manger des desserts succulents avec une amie.
J'ai des trucs prévus le week-end.
J'ai des trucs prévus dans le temps, la durée, un jour de l'an, un voyage peut-être, un master série aussi.
Je parle avec des gens qui ne sont pas moi-même.
Mais que m'arrive-t-il ?!
Serais-je devenue gentille ? je ne suis plus la méchante amie jalouse d'il y a deux ans. Faut croire que non. Faut croire aussi que tout venait pas de moi. Un peu de rancœur mais presque plus. J'suis trop occupée à profiter de mon nouveau bonheur.
Ouf, je vis encore !
Rien n'à voir mais le site du mois sur le Pulp Club, c'est Mon beau sapin et c'est une super initiative alors on file vite lire mon petit article :)
17 novembre 2008
J'apprends à être un beau gosse (en costard)
Chers amis apprentis commerciaux, futurs beaux gosses - piégeurs - en costard, faites-moi plaisir, achetez-vous des chaussettes noires !
Car le pantalon très classe, imitation Hugo Boss, noir ou gris qui remonte en position assisse, laissant apparaître de belles chaussettes blanches de sport, c'est franchement pas glamour ! ^^
Et on peut dire que vous êtes nombreux parce qu'à chaque fois que j'en rencontre un, il a presque toujours des chaussettes blanches coincées dans ses mocassins en cuir...
Ah les mecs...!
13 novembre 2008
Légèreté d'être
J'ai encore fait mumuse avec mon dictionnaire des synonymes pour mes chefs d'œuvres de lettres de motivation et professionnelle est synonyme de prostituée.
Ça donne envie de bosser hein ^^ 
Oui ben on s'amuse comme on peut !
12 novembre 2008
Vous êtes au courant que le monde crève de faim, que des connards s'en mettent plein les poches en écrasant l'humain moyen. Tout le monde est au courant.
Et quand on apprend ce que j'ai appris il y a 5 minutes, on a encore plus envie de se révolter, de hurler et que les choses changent VRAIMENT.
Bruxelles, ô magnifique Europe, a réglementé le calibrage des légumes, c'est-à-dire une longueur, un diamètre et un poids imposés...
Soit pourquoi pas, ma foi si ça peut leur faire plaisir à ces pontes du pouvoir. Mais là où ça devient vraiment choquant, surtout quand on connaît la situation des agriculteurs à l'heure actuelle, c'est quand on voit que les légumes non calibrés ne sont pas commercialisés et pire, ils sont directement jetés !!
Les agriculteurs ont un chiffre d'affaire riquiqui et ils sont obligés de jeter une partie de leur production.
Les gens ne peuvent plus acheter de légumes et fruits à cause du prix.
C'est à ne pas y croire...
Heureusement, Bruxelles a décidé de revoir sa réglementation et d'autoriser les légumes et fruits non calibrés sur les étals.
Il était temps.
11 novembre 2008
Il m'a laissé seule, moi et mon bavarois au chocolat. Je suis toujours triste quand il s'en va. Pourtant ce n'est ni loin ni longtemps.
Je suis lui. Je suis pleine de lui. Je suis décoiffée et le store n'est pas levé. De toutes façons la nuit tombe.
Je crois que je n'ai pas cours demain. J'ai séché 3 jours. Je n'ai plus envie d'y aller. J'ai tiré un putain de trait. Je me connais. Quand ça m'est sorti de la tête, ça a peu de chances d'y revenir. Du moins pas de suite.
Une nuit ou un matin, je me suis rendue compte que la décision était prise. C'est étrange. C'est comme un trait tiré, un besoin de passer à autre chose.
Et merde.
Si c'était la mauvaise décision ?
Il va aussi falloir le dire à mes parents, et trouver un boulot. Tout ça présage une semaine difficile.
Enfin on verra.
J'ai envie de retourner sous la couette avec Le goût du chlore et l'imaginer contre moi, sentir des morceaux de son odeur, des morceaux de lui.
07 novembre 2008
Inéluctable
Les téléfilms réservent parfois de bonnes surprises aussi bien en qualité qu'intensité. C'était le cas d'Inéluctable, diffusé sur arte ce soir et réalisé par François Luciani.
Une délégation indienne intéressée par l'achat de 4 centrales nucléaires françaises se rend à la centrale de Cateneau et demande un test d'arrêt d'urgence du réacteur, sous couvert de s'assurer de la sécurité des installations.
Ce qui ne devait être qu'un exercice de base se transforme en cauchemar pour les techniciens...
Avant de parler du contenu, véritable force du film, je vais revenir sur l'œuvre ciné réalisée ici. Parce que, malgré l'appellation "téléfilm", on est bien devant une œuvre cinématographique de qualité : très bien filmée, angoissante, beaucoup d'intensité, d'intelligence, très bien jouée et très révélatrice. On aurait pu s'attendre à un film catastrophe bête comme chou, mais ici pas une explosion, une réalisation tout en finesse, qui amène au problème de fond. Que ferons-nous dans un cas identique ?
En effet, le sujet traité révèle de nombreux dysfonctionnements face à ce type de problèmes. En plus, de ne pouvoir établir tous les scénarios possibles en matière de sécurité nucléaire, on se trouve ici, face à un gouvernement ne prêtant attention qu'à ces propres intérêts, vendre ces centrales.
Or, même si c'est une fiction, je ne suis pas certaine, qu'en réalité, les choses se passent différemment. Le gouvernement aura à cœur de minimiser la situation, d'en dire le moins possible - pour d'obscures raisons - de dédramatiser et de nous faire croire des énormités. Ce n'est pas pour rien qu'avant le générique de fin, on voit des images de Tchernobyl, d'enfants défigurés et une carte européenne avec le nuage radioactif. Mais c'est vrai, j'avais oublié, il s'est arrêté à la frontière française ! suis-je bête !
Quoiqu'il en soit, je me suis mise à imaginer ce qu'il se passerait si, un jour, il y avait un problème quelque part... L'impuissance des policiers et pompiers à gérer la situation, l'indifférence du gouvernement, la panique de la population et la certitude de ne pouvoir y échapper.
Je me suis dit qu'on serait bien dans la merde...
On a beau dire ce qu'on veut, le nucléaire quelle saloperie, je préfèrerais encore m'éclairer à la bougie.
Regarder par la fenêtre et ne rien voir
En septembre, ma sœur a commencé un iut de chimie. Elle adore, elle s’enthousiasme, elle est motivée, intéressée. Elle a eu connaissance de centaines de métiers en rapport avec la chimie. Tous lui plairaient. Elle a trouvé sa vocation. Elle a trouvé ce qui lui allait.
La vie est injuste. Je n’arrive pas à être contente pour elle.
Ça fait 5 ans que je fais des études. Pour rien, ou si peu.
J’ai commencé l’iufm. Je déteste, je trouve ça inintéressant. Les cours sont insipides. Plus ça va et moins je suis rassurée. Plus ça va, et moins j’aime ce métier.
Car il n’y a pas que la formation que je n’aime pas. Sinon je m’en contenterais. Le métier a pris le relais. Ça ne me correspondrait pas, pas du tout.
Je suis allée au cio. J’ai découvert des choses intéressantes. J’ai de la doc à étudier.
Mais cette ouverture sur d’autres possibilités, m’a inconsciemment fait tirer un trait sur tout ça, sur l’iufm et l’enseignement.
Je range mon appart. Je m’imagine que mettre de l’ordre chez moi m’aidera à mettre de l’ordre dans ma tête. Peut-être.
Pour me sortir la tête de l’eau, il me faut deux choses : du temps et de l’argent.
De l’argent pour conserver pour mon studio, prendre le relais de mes parents pour qu’ils ne puissent pas me forcer à revenir chez eux, donc il me faut un petit boulot, 400€ par mois me suffirait.
Du temps pour réfléchir, ne pas me précipiter, prendre une décision à la va-vite qui entraînerait une nouvelle erreur et de nouvelles interrogations.
Je me sens mieux, un peu. De façon relative et parfois avec des hauts et des bas. Parfois je me sentais en plein brouillard à la façon Silent Hill.
Disons que pour le moment, je crois que le pire est passé.
En aparté :
- Critique de Quatum of Solace par Clownface
- Dossier du jeu vidéo, 1948-2008 par Aiollywood
- Critique de Mesrine, l'instinct de mort par Rael
- et ma critique de La mécanique du cœur de Mathias Malzieu
05 novembre 2008
Hope
Avant même mon réveil, mon cerveau brûlait déjà de savoir qui l’Amérique avait choisi. Mon cœur voulait Obama mais ma raison me disait de n’être pas trop confiante, on ne sait jamais, si c’était McCain…
Mais non. Mon cœur a eu raison.
Enfin du nouveau, enfin du changement. Enfin un président jeune dynamique, charismatique, intelligent.
Fin les cowboys du sud, bonjour nouvelle image.
Les Etats-Unis avec un président noir à leur tête… ! Bien que ce ne soit pas la raison pour laquelle Obama a été élu, je crois qu’elle représente bien toute la mesure, toute la profondeur du changement voulu par les américains. Obama ne fera pas de miracles mais pour moi, il a toutes les qualités pour améliorer les choses. Ça ne sera pas simple mais tout est possible. Pour l’image des USA et de ses habitants, il est important de changer leur image et je ne pense pas que McCain y aurait beaucoup contribué. La question de l’Irak, un renforcement pour McCain, un retrait pour Obama ; celle de l’avortement…
Je n’ai pas étudié les programmes en détail, mais, en regardant ces deux points, on peut se faire une idée de la politique de l’un et l’autre.
Aujourd’hui, il était tant de faire le bon choix et un pas en avant (ce que nous avons bien du mal à faire ici en France).
Je crois qu'il a réussi à fédérer tous les américains derrière lui, toutes les catégories, sans jamais mettre en avant le bénéfice pour telle ou telle classe de la population. Ça faisait longtemps que je n'avais pas senti un tel engouement pour une cause.
Quant à la couleur de peau d’Obama, je n’ose imaginer ce qu’on ressentit et ressentent les afro-américains… dire qu’en 1964, la population noire des Etats du sud n’avait toujours pas le droit de voter ! Quand on sait cela, on a du mal à croire qu’Obama ait été élu. Et pourtant… !
Voir tous ces gens pleurer m'a filé des frissons.
Comme quoi, même là où on l’attend le moins, le changement est possible.
Bref, we can ;)
programme d'Obama - programme de McCain - un comparatif très bien fait des deux programmes par LeMonde.fr
puis bon, je le trouve sexy aussi ;)










